TITLE: 24 Heures Vélo du Mans : sur le Circuit Bugatti, la distance se gagne par équipe, pas en solo
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Le week-end des 29 et 30 août 2026, le Circuit Bugatti accueille la 17e édition des 24 Heures Vélo du Mans. L’épreuve reprend le principe qui a fait la réputation du circuit automobile voisin : un départ type Le Mans, puis vingt-quatre heures d’efforts ininterrompus où les équipes se relaient sur la piste. Entre 660 équipes et 3 600 participants sont annoncés pour cette édition, un volume qui explique pourquoi les dossards se réservent souvent bien avant l’été.
Le principe de la course : accumuler les tours pendant 24 heures
L’objectif est simple à énoncer, exigeant à tenir : parcourir le plus de distance possible entre le départ, fixé à 15 h le samedi, et l’arrivée, à 15 h le dimanche. Les concurrents s’installent sur la grille dès 14 h 15, dans une configuration qui rappelle directement les 24 Heures du Mans automobiles. Le départ de type Le Mans, où les coureurs rejoignent leur vélo posé sur le bord de piste, rappelle sans détour l’épreuve automobile qui a donné son nom au circuit.
Chez les meilleures équipes, la distance cumulée peut dépasser les 1 000 kilomètres. Le record masculin annoncé affiche une moyenne de 49,40 km/h, avec un meilleur tour en 5 min 04 s ; côté féminin, la moyenne record atteint 46,26 km/h pour un tour en 5 min 25 s. Ces repères donnent une idée de l’écart entre les équipes de pointe et les équipes amateurs, pour qui l’enjeu est avant tout de tenir la distance sans incident.
Solo, Duo ou équipe : des engagements très différents
Le format équipe, jusqu’à huit coureurs
La majorité des engagés optent pour le format équipe, qui autorise jusqu’à huit coureurs. Cette configuration permet de répartir l’effort sur la durée : chacun peut rouler par relais courts, récupérer plusieurs heures entre deux passages, et conserver un rythme soutenu sur l’ensemble de la nuit. C’est ce format qui permet aux équipes de pointe de dépasser le millier de kilomètres, mais c’est aussi celui que choisissent naturellement les groupes d’amis, les familles ou les collectifs d’entreprise venus avant tout pour l’expérience collective.
Solo et Duo, une épreuve de gestion individuelle
À l’inverse, le format Solo transforme la course en épreuve de gestion personnelle de l’effort et du sommeil sur 24 heures continues. Le Duo partage la charge entre deux coureurs, ce qui réduit le temps de récupération disponible par rapport à une équipe complète, mais conserve une proximité et une liberté stratégique que les grandes équipes perdent un peu. Le choix du format dépend donc moins du niveau sportif que de l’objectif recherché : battre un chrono personnel en solo, ou vivre une nuit collective en équipe.
Relais, pit-lane et chronométrage : la mécanique de la course
Les relais sont libres : chaque équipe décide elle-même de la fréquence et de la durée des passages de ses coureurs, sans contrainte imposée par l’organisation. Le changement de coureur s’effectue dans une zone dédiée de la pit-lane, où la vitesse est limitée à 20 km/h pour la sécurité de tous. Chaque participant porte une puce de chronométrage à la cheville gauche, ce qui permet de comptabiliser précisément les tours accomplis par chaque relayeur et donc la distance totale de l’équipe.
Pour les équipes qui préparent leur plan de relais à l’avance, la difficulté tient moins à la durée affichée sur le papier qu’à son ajustement à la fatigue réelle des coureurs. Un relais trop court ne laisse pas le temps à l’allure de se stabiliser ; il use les organismes sans gain de vitesse. Un relais trop long, à l’inverse, entame les réserves au point de compromettre le tour suivant, voire la nuit entière. Les équipes qui tiennent la distance sur 24 heures sont généralement celles qui ajustent la longueur de leurs relais au fil des heures, plutôt que de s’en tenir à un plan figé décidé avant le départ.
La nuit, la mécanique et la récupération
La tombée de la nuit modifie sensiblement la physionomie de la course. Un éclairage arrière rouge fixe devient obligatoire entre 20 h 30 et 6 h du matin, une mesure de sécurité sur un circuit où plusieurs centaines de coureurs se croisent en continu. Le repos des équipes s’organise dans des espaces d’accueil distincts des stands, ce qui impose d’anticiper matériel de couchage et vêtements chauds pour les heures les plus fraîches.
La mécanique devient elle aussi un facteur de classement à part entière : une crevaison ou un dérèglement non anticipé pendant la nuit coûte un temps difficile à rattraper sur les heures restantes. Les équipes qui visent la régularité emportent généralement un kit de réparation complet et prévoient un coureur capable d’intervenir rapidement, sans attendre le relais suivant pour résoudre un problème mineur.
Vélos autorisés, équipement obligatoire et inscriptions
Le règlement admet les vélos de route, les VTT et les VTC. Sont en revanche exclus les vélos électriques, tandems, vélos couchés et vélos de contre-la-montre, une restriction qui vise à maintenir une équité de moyens entre les participants. Le casque homologué et correctement attaché est obligatoire à tout moment sur le circuit, et le non-respect du règlement ou des règles de sécurité peut entraîner des pénalités.
Côté inscriptions, la forte demande observée ces dernières éditions conduit régulièrement à la complétude des dossards avant la date de l’épreuve, avec ouverture d’une liste d’attente pour les retardataires. Pour un public plus large, la dimension festive et familiale de l’événement se prête aussi à une découverte sur place, sans forcément s’engager sur la piste : l’ambiance autour du Circuit Bugatti, entre stands, ravitaillements et animations, fait partie de l’expérience à part entière, au même titre que la performance chronométrée.